Pour une alimentation pour tous : Semaine 1

mai 2026


PARCOURS BIBLIQUE : SEMAINE 1

« En mai, nous prions pour que chacun, des grands producteurs aux petits consommateurs, s’engage à éviter le gaspillage alimentaire et pour que tous aient accès à une alimentation de qualité. »

Le miracle du partage qui multiplie

Jean 6, 1-15 :

01 « Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.

02 Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.

03 Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

04 Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.

05 Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »

06 Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.

07 Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

08 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :

09 « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »

10 Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.

11 Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

12 Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »

13 Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.

14 À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »


SEMAINE
1 : du 1er au 10 mai 2026

Être avec… (Jean 6, 1-4)

Parfois il nous vient de désirer le miracle, de désirer voir de grandes choses s’accomplir sous nos yeux. Mais de toutes petites choses nous pouvons faire advenir de grandes choses ; et c’est ce que ce passage de l’Évangile nous rappelle. Parfois même cela se réalise dans le paradoxe de ce qui fait notre pâte humaine. Nous ne sommes donc pas des cessationistes[1], mais des chrétiens remplis d’espérance, de la capacité de donner Dieu au monde par nos petits gestes. Nous sommes capables du miracle du partage. Oui, nous pouvons collaborer avec Dieu encore aujourd’hui.

Durant ce mois de Mai nous allons nous arrêter sur le miracle de la multiplication des pains. Durant cette première semaine nous nous arrêtons sur les versets 1-4.

Jean 6, 1-4

01 « Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.

02 Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.

03 Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

04 Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.

Jésus, après avoir affronté les responsables religieux sur son identité dans le chapitre précédent (envoyé du Père, le Fils, etc.), se retrouve face à la foule qui a soif et faim de sa présence. Aujourd’hui dans notre monde, nous sommes face à une foule qui attend de nous un geste, une parole, un agir, en tant que chrétiens ou tout simplement comme femmes et hommes de bonne volonté…

Cette semaine chacun de nous, comme une des personnes dans cette foule, peut se remémorer tous les bienfaits du Seigneur dans sa propre vie.

Les premiers versets de cette péricope nous montrent que « les gens avaient vu les signes qu’il opérait sur les malades »[2].

👉Peut-être est-ce difficile de voir les œuvres du Seigneur aujourd’hui dans notre vie ?

👉 Peut-être n’est-ce pas évident de nommer des lieux où il a opéré dans notre histoire ?

On peut s’arrêter ne serait-ce que sur le miracle de la vie. Les gens de la foule ont suivi celui qui a fait de grandes choses devant eux, parmi eux et pour eux.

Le Christ n’a pas fait qu’annoncer la bonne nouvelle mais il a posé des actes concrets. Et le plus grand acte concret c’est sa proximité avec les gens vers qui il est envoyé : il n’a pas sauvé à distance, mais il a sauvé en épousant la condition de celle et celui qui a besoin de son salut.

Il n’est pas resté le bienfaiteur qui se protège ou qui se catégorise, mais il est resté ce bienfaiteur qui « se mélange » à la pâte humaine du nécessiteux, à celui qui a besoin de son salut.

👉  Cette semaine nous pouvons nous sentir solidaires de toute femme et de tout homme ayant besoin de notre humanité, de notre fraternité et ou tout simplement de notre présence.

Questions pour aller loin :

  • Suis-je prêt à croire au miracle de la fraternité qui remet debout ?
  • Comment, cette semaine, puis-je me rendre solidaire des hommes et des femmes qui ont besoin de moi, ne serait-ce que par mon sourire ?

Frère Délas, Communauté du Chemin Neuf

[1] Les cessationistes classiques pensent que les miracles, dons et prophéties ont cessé et que cela n’a lieu que dans la Bible et à l’époque apostolique.
[2] Jean 6, 2

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