Le football un vecteur mondial de communion et de fraternité

juin 2026


Le football, un vecteur de communion dans le monde

Un peu comme le pape et son charisme de garant de la communion entre baptisés, le football signifie pour moi un repère pouvant faire sens à toute l’humanité… Il est joué dans le monde entier, indistinctement, et peut en signifier le meilleur, comme le pire. Notamment de ce que la mondialisation révèle et provoque.

Ne convoque-t-il pas à la fois Le meilleur de chacun ? Et ce toujours au service du bonheur du collectif ? Il faut avoir vu au moins une fois  l’exultation partagée d’une équipe d’adolescents au cœur de l’hiver, où il a fallu se battre sur un terrain boueux contre le froid et la pluie pendant de longues minutes. Ou encore attendre la toute fin d’un match sans but, lorsque tremblent enfin les filets et se débloque le sort du match !

Nos jambes et nos pieds, dont le créateur nous a doté n’ont, à priori, pas été créés pour faire des chefs d’œuvre de peinture ou de sculpture ! Comme peuvent l’être les mains chez certains d’entre nous…Et pourtant, ils deviennent parfois des instruments de génie chez un Pelé, un Maradona ou un Lionel Messi ! Et, dans une moindre mesure, chez nombre de gamins de nos banlieues, où de jeunes mineurs migrants venus chercher l’eldorado de la réussite par la virtuosité à caresser la balle…Beauté des courses, des passes et des arabesques et des dribbles…Permettant ainsi à des milliards d’humains de s’identifier, de se donner un sentiment d’appartenance, de communier dans l’échec et dans le succès, de créer des liens sur ou au bord du terrain,  de colorer souvent la grisaille d’un quotidien en en rythmant le temps.

Tout cela participe profondément, il me semble, à mieux se reconnaître semblables universellement et ainsi à davantage construire la paix en développant le goût de la rencontre de l’autre, notamment dans toutes ses différences, à enrichir les possibilités de dialogue et de plaisir du partage.

Même s’il peut être associé aux pires dérives du néolibéralisme financier, aux pulsions xénophobes et racistes souvent manipulés par des idéologues aux tristes desseins, aux tentations idolâtriques pouvant en  faire une religion addictive toxique, le football tout comme de nombreux autres sports collectifs et individuels, signe à mes yeux une résonnance de l’écho de cet appel de Dieu qui ne cessera jamais entre lui et nous : nous sommes sur terre pour nous aimer, notamment en jouant entre nous !…Et une forme de cette passion amoureuse de Dieu pour l’humanité ne passe-t-elle pas par cette sensation de plénitude corporelle que le sport permet de ressentir, souvent ensemble ? Mais aussi d’expérimenter ces moments de joies partagées à le pratiquer où à l’admirer ? En éprouvant que la grandeur du vainqueur se trouve dans sa considération et son admiration pour celui qu’il a battu… J’en ai toujours un frisson évoquant pour moi un des visages de la réconciliation toujours possible, comme lorsque je vois au rugby la haie d’honneur des vainqueurs applaudir les vaincus, après une partie où les protagonistes ne se sont guère ménagés …

J-F Vallette

 

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