Ma mission est de rappeler aux malades
que la vie est encore là

En nous confiant cette intention, le pape François nous demande de l’accompagner par la prière pour que les malades en phase terminale et leurs familles bénéficient d’un accompagnement  médical et humain de qualité, jusqu’au terme de leur vie.

Ce défi se situe dans la continuité de ce qu’il disait lors d’une journée mondiale des malades en 2020 : « Quand la maladie frappe à la porte, apparaît toujours le besoin d’avoir quelqu’un à nos côtés pour manifester sa tendresse et prendre soin de nous. Le soin des malades, dans les phases terminales de la vie, interpelle l’Église à prendre soin de la personne qui souffre, à l’exemple du Bon Samaritain.»

Tous, nous avons été ou serons un jour confrontés à la fin de vie de personnes proches. Cette réalité interroge aujourd’hui notre société. Aurons-nous en nombre suffisant des structures de soins palliatifs, pour accéder aux soins médicaux adaptés prenant en compte les besoins affectifs et spirituels des malades afin qu’ils puissent vivre leur fin de vie dans la paix, jusqu’à son terme.

La vidéo de ce mois donne la parole à Xavier, un infirmier en soins palliatifs, un peu surprenant avec ses tatouages. Face à la peur engendrée par la perspective de la mort, il a voulu témoigner de la richesse et de l’humanité vécues dans l’accompagnement des personnes en fin de vie. En réalisant trois livres de BD, il rend hommage aux personnes qui ont vécu le beau combat pour la vie, jusqu’à son terme.

 

Après avoir vu cette vidéo, je suis attentif à ce que j’ai vu et entendu. Je peux me rappeler des paroles qui m’ont plus particulièrement touché ou surpris…

Je peux aussi être attentif à quelques-unes de ses paroles ; à titre d’exemple :

« Je fais ces BD à l’image de ce que je peux donner de moi-même dans la chambre d’un patient. Lorsqu’on me dit que ça doit être compliqué de travailler avec la mort, je n’ai pas du tout le sentiment de travailler avec la mort ; j’ai la conviction intime que je travaille avec des personnes en vie et que ma mission est de leur rappeler que la vie est encore là et qu’on peut saisir cet instant à travers un échange, quelque chose de joyeux, de la musique. »

« J’ai mis beaucoup de temps à me lancer dans la BD parce que j’avais peur de partager un contenu trop anxiogène, parce que lié à la fin de la vie. Dans ces moments si particuliers, j’essaie de mettre une petite part de lumière, une petite part de vie alors qu’on a le sentiment que la vie est déjà partie. »

« J’ai partagé, parfois pendant des années, des liens très étroits et surprenants et souvent des gens me disent qu’à travers mes BD, elles ont réussi à cheminer plus facilement sur ce chemin de l’accompagnement de la vie jusqu’au bout. »

« Faire ça en BD, c’est mon hommage aux personnes disparues. Ces histoires racontent aussi mes deuils de soignant après les rencontres de toutes ces personnes si particulières. »

Paul Dima, Réseau Mondial de Prière du Pape en France