Pour les enfants atteints de maladies incurables : 2ème partie
février 2026
PARCOURS BIBLIQUE : 2 ème PARTIE
En février, nous prions pour pour que les enfants atteints de maladies incurables ainsi que leurs familles reçoivent les soins médicaux et le soutien nécessaire sans jamais perdre force et espérance.
Mon enfant est malade, il ne va pas guérir, peut être va-t-il perdre la vie. Comment entendre cela ? Comment tenter de le comprendre alors qu’on a l’impression que tout s’écroule en soi ? Comment le vivre au quotidien sans succomber au désespoir ? Comment entrevoir qu’il puisse exister encore des raisons d’espérer et de vivre ?
Dans son Évangile, au chapitre 9, Marc nous rapporte la rencontre d’un père avec Jésus. Prenons le temps de nous arrêter sur cette rencontre afin d’entrer dans la prière que nous propose le pape.
ÉPISODE 3 : du 16 au 22 février 2026
Jésus témoin
» On le lui amena. Dès que l’esprit vit Jésus, il fit entrer l’enfant en convulsions ; celui-ci tomba à terre, il se roulait et bavait. 21 Jésus demanda au père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » Le père répondit : « Depuis sa petite enfance. 22 Et souvent l’esprit l’a poussé dans le feu ou dans l’eau pour le faire mourir. »
Le père parlait juste. Jésus est lui-même témoin du mal qu’il lui a décrit et qui terrasse son fils ; s’il avait encore quelque doute, il expérimente désormais qu’il peut faire confiance à ce que lui dit ce père. Il peut ressentir combien la répétition de ces crises doit être éprouvante pour cet enfant qui souffre et pour son père, témoin impuissant de cette souffrance.
- Nous pouvons confier au Seigneur les difficultés que nous pouvons avoir, que peuvent avoir les soignants, à se représenter la souffrance des enfants et de leur famille.
- Nous pouvons aussi lui confier nos penchants à détourner le regard lorsqu’il est trop dur de voir, notre difficulté à durer dans le soutien lorsque rien n’avance ou lorsqu’aujourd’hui est encore plus difficile, plus désespérant qu’hier.
Pour aller plus loin :
👉 Nous pouvons confier au Seigneur les difficultés que nous pouvons avoir ou que peuvent avoir les soignants, à se représenter la souffrance des enfants et de leur famille.
👉 Nous pouvons aussi lui confier nos penchants à détourner le regard lorsqu’il est trop dur de voir les souffrances, notre difficulté à durer dans le soutien lorsque rien n’avance ou lorsque le présent est encore plus difficile ou plus désespérant qu’hier.
ÉPISODE 4 : du 23 au 28 février 2026
La demande déplacée
Mais si tu peux quelque chose, prends pitié de nous et viens à notre aide ! » 23 Jésus répliqua : « Si tu peux quelque chose, dis-tu. Mais tout est possible pour celui qui croit ! » 24 Aussitôt, le père de l’enfant s’écria : « Je crois, aide-moi, car j’ai de la peine à croire ! »
Les disciples n’avaient pu accéder à la demande du père de chasser l’esprit mauvais, mais voici que la demande bouge. Nous l’entendons demander non plus la guérison mais de l’aide. Quelque part c’est comme si le père prenait acte de la difficulté de la guérison. Il a besoin d’aide, il le demande, mais de quelle aide ? En ne fermant pas sa demande, il laisse à l’homme-Dieu qui est en face de lui toute sa liberté et Jésus s’en saisit faisant encore cheminer le père dans l’ajustement de sa demande.
Le père a bien saisi que quelque chose se joue du côté de la foi. Ainsi jaillit cette demande surprenante « Aide-moi, car j’ai de la peine à croire » !
C’est un chemin nouveau que peut ouvrir cette demande. Un chemin difficile où il pourra s’agir d’accepter que cette maladie qu’on ne peut guérir soit toujours là, que la souffrance puisse ne pas être totalement soulagée, que la vie puisse s’éteindre…
Mais ce chemin, il pourra alors s’accomplir dans la simple certitude que le Dieu qui a vu souffrir son fils unique ne saurait être absent lorsque l’un de ses enfants souffre. Dieu pourra être là parce que le père, en laissant à Jésus l’initiative de le conduire dans sa démarche, en lui permettant d’ajuster sa demande, a simplement consenti à laisser à Dieu sa place.
Pour aller plus loin :
👉 Nous pouvons confier au Seigneur les doutes, les difficultés, que nous pouvons ressentir dans notre foi, lorsque sous sommes les témoins de la souffrance d’enfants et de leur famille.
👉 Nous pouvons lui demander qu’il nous aide à être des témoins de sa présence aimante auprès des enfants et des familles .
Christian.

