Être parents d’un enfant atteint de troubles psychiques

octobre 2026

 

« Nous avons appris et ne cessons d’apprendre à vivre avec cette souffrance indicible et dérangeante qui touche notre enfant malade et, en même temps, tout son entourage.

Il vient de nouveau d’être hospitalisé en psychiatrie. L’hospitalisation le met à l’abri de lui-même et nous protège aussi et nous rassure, nous, en tant que parents.

Le diagnostic ? Après un long temps, il y en a eu un, puis d’autres se sont ajoutés. Ce n’est pas cela qui compte. Ce qui compte, c’est de pouvoir mettre en place un traitement, de pouvoir envisager comment soigner et prendre soin au mieux.

Nous parlons de notre « enfant » car ce que nous ressentons de façon plus aigüe quand il ne va pas bien, c’est qu’il est porteur de cette maladie jusqu’à sa mort, qu’il est adulte et aspire à être considéré comme tel mais qu’il est à la fois poussin, toute sa vie. Il ne peut pas vraiment quitter le nid. Cela nous fait envisager notre propre mort avec cette inquiétude constante de ne pas l’abandonner.

Souvent, il exprime qu’il se sent inutile, qu’il ne vaut rien, qu’il n’apporte rien à la société. Il n’arrive pas à y trouver sa place. C’est douloureux de le voir vivre ce deuil de lui-même, de ce qu’il voudrait être pour nous, de ne pas nous décevoir… de faire le deuil du désir de la vie amoureuse, de la paternité.

En tant que parents chrétiens, nous croyons que le Christ le rejoint au plus profond de ses abîmes. Nous lui remettons notre impuissance. La foi pour lui ? il ne semble pas pouvoir y trouver de repos, pas pour le moment, même s’il ne la renie pas….

Nous, ses proches (père, mère, frère et sœur) nous nous faisons accompagner chacun à notre rythme et selon nos besoins. UNAFAM, groupes de paroles et autres ¹ sont des lieux précieux pour ce faire.

Françoise

¹ Diaporama 10.2026 

 

 

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